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lundi 3 février 2020

Inclassablement bon !




Le disque commence et "Devo Corporate Anthem" installe une ambiance "futuristo moyen-ageuse". Vous n'êtes pas dans un disque pop punk rock classique, vous êtes chez DEVO. Un groupe robotico weird qui foisonne de trouvailles musicales décalées mais souvent jouissives.
A l'écoute on pourrait s'imaginer dans une espèce de club futuriste entouré de robots qui servent des cocktails fumants pendant que le band joue des morceaux étranges sur des instruments qui ne le sont pas moins.
Bon disque mais inégal qui manque un peu de patate ou de folie par rapport au précédent "Are we not men" et au suivant "Freedom of choice". Trois ou quatre titres plus faibles de moins et il aurait été presque parfait. Et oui les D i Vi O sont toujours dingues mais un peu plus calmes comme si on leur avait enfilé une camisole de force ou qu'on leur avait enlevé leur chapeaux « pots de fleurs » ou dômes d'énergie !
Bruitages divers et synthétiseurs sont bien plus présents sur cet album mais pas toujours à bon escient. Le chant estupido assumé si caractéristique, cet espèce de rythme saccadé voire désarticulé, ces soli (Secret agent man) ou ces riffs de synthé (Smart patrol / Strange pursuit)) venus d'ailleurs mais surtout pas de la norme et cette énergie débilo sautillante (The day my baby game me a surp) sont bien présents et font qu'on ne s'ennuie pas. Un disque de twist robotico punk qui ne se démode pas et toujours en avance sur son temps, même en 2050 !
Notons que la fin de l'album est superbe avec des outro où DEVO déchire la camisole (Smart patrol / Pink pussycat).
Une des force de DEVO : un groupe sérieux qui ne se prend pas au sérieux !

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